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Florex ? PDF Imprimer Envoyer

Voici dix ans, le monde estudiantin fit connaissance avec  le Florex. Celui-ci connut un succès immédiat, succès qui ne se démentit point au cours des années.

Malheureusement, toute bonne chose à une fin et le stock finit par s’épuiser.

Pourtant, alors que l’offre n’était plus présente, la demande ne cessa de croître, témoins ces exemplaires découverts dans des librairies parisiennes à des prix défiant l’imagination toujours fertile des étudiants.

Il nous parut dès lors opportun de faire honneur à la demande et de rééditer une version remasterisée de ce vénérable ouvrage. C’est en cette occasion que nous  nous sommes attelés à cette lourde tâche qu’est la réédition du Florex.

Mais faisons un bref retour en arrière :
  
Offrir une « vaste » sélection de chansons anciennes et récentes généralement moins connues que celles figurant dans les éditions du G.R.A.C.E. (1983 et 1993) des Fleurs du Mâle (ULB) et les éditions du Codex Studentorum de la BSG et du BSK,le  Carpe Diem de la Guilde Polytechnique, du Petit Bitu, du  Bitu Magnifique, … telle était notre ambition principale à la sortie du Florex.

Ces références ont déterminé le choix du titre du recueil, le mot Florex faisant allusion d’une part aux Fleurs du Mâle et aux florilèges, et d’autre part aux Codex estudiantins, terme latin désignant l’ensemble des règles et des chants estudiantins usuels dans les guindailles structurées (cantus, corona, kneipe, ...).

Afin de réaliser ce travail, nous nous étions fixé quelques principes généraux :
 - éviter que ce recueil ne puisse faire double emploi avec les chansonniers   actuellement les plus complets et permettre de ce fait aux mordus de la chanson d’enrichir leurs connaissances sans avoir la désagréable impression de devoir acquérir un chansonnier qu’ils possèdent déjà;
 - gagner par conséquent de la place en n’introduisant pratiquement que du neuf, si ce n’est une partie du contenu du premier chapitre consacré aux groupements estudiantins;
 - élargir encore le domaine de la chanson estudiantine en abordant et en développant des genres moins habituels, en tenant compte également de l’évolution actuelle des goûts en la matière. Notamment, nous n’avons pas seulement pensé aux guindailleurs, mais aussi aux guindailleuses en recherchant des textes à caractère plus féminin;
 - constituer une réserve de chants permettant ainsi un renouvellement régulier et offrant la possibilité d’être utilisée ultérieurement comme une base de recherches plus approfondies (musicales ou littéraires), comme source à une véritable anthologie ou à la constitution d’une banque de données sur la chanson estudiantine.
 - concrétiser, par le biais d’un répertoire multilingue, une volonté réelle de rapprochement entre étudiants.

Au vu du succès du Florex, nous pensons avoir rencontré toutes ces exigences.

Mais la chanson estudiantine est un domaine en évolution constante car la créativité des étudiants dans la composition de nouveaux chants ne se dément jamais.  En Belgique, et plus particulièrement à Bruxelles, l’organisation annuelle, l’un par le Cercle Polytechnique de l’ULB, l’autre par le B.S.G. (Brusselse Studentengenootschap) de la VUB de deux festivals de la chanson estudiantine, renforce bien sûr le phénomène, même si la qualité des chants n’est pas toujours exceptionnelle...
 
C’est fort de ce constat que nous avons dès lors décidé de rééditer le Florex et ce, avec la collaboration active de François Bernard, auteur de la première édition du Florex, et avec le soutien de la Corporation Brabantia Bruxelliensis. Si le travail n’est évidemment pas encore terminé (nous préférons en effet prendre le temps nécessaire à la qualité), nous sommes néanmoins heureux de vous présenter les premiers résultats de notre labeur.

Ce nouveau Florex se situe dans la droite ligne de son prédécesseur quant à ses principes généraux. Mais comme le veut la tradition, dans ce genre de circonstances, nous en profitons pour y apporter quelques améliorations.

Ces améliorations prendront la forme de nouveaux chants, tant francophones que néérlandophones puisés dans l’imaginaire toujours sans frontières des étudiants de tous horizons.

Une attention toute particulière, et nous y tenons, est portée à ce qui caractérise selon nous le plus la dérision dans toute sa splendeur et à qui le Florex réédité consacrera un chapitre à part entière : Le Chant Bête et Méchant. Il ne s’agit évidemment que d’un exemple parmi d’autres. Nous espérons pouvoir bientôt vous présenter sur ce même site une liste de l’ensemble des chants retenus.

Comme vous le constatez, ce n’est pas le travail qui manque, et nous allons d’ailleurs devoir vous quitter car, comme le dit si bien l’Adage, « le devoir nous appelle ».
 
En conclusion, nous espérons que vous êtes aussi impatients que nous de pouvoir tenir en main ce Florex Nouveau. Nous sommes certains que tous, vous rêvez de pouvoir vous présenter qui en Corporation, qui en Guilde, qui ailleurs encore…  sous l’oeil admiratif de ceux (et celles) qui n’auront pas encore eu la joie de s’en procurer un exemplaire.

La Corporation Brabantia Bruxelliensis et François BERNARD